lundi 19 février 2018

Vendredi 16 février - Désobstruction TADD118



Désobstruction du TADD118
Rédacteur : Pascal Hernandez
Date : 16 février 2018
Localisation : TADD118 vers le Roumégas
Participant : Moi
But : désobstruction
Temps passé : 3 heures
Compte rendu :


Aujourd'hui, il faisait soleil sur la planète du Roumégas et avec le temps dépressif de ces derniers jours je me devais de retourner au trou que j'ai commencé à désobstruer en janvier ; un trou connu, mais jamais exploré, et comment : il était totalement obstrué depuis certainement des décennies. Un gros bloc triangulaire bouchait l'entrée que j’ai alors enlevé -aidé de ma femme-, puis j'ai enlevé encore quelques blocs... Puis j'y suis retourné, j'ai creusé, enlevé un tas de glaise collante comme pas possible et petit à petit le chantier a pris de la gueule. Avec une perche faite de tubes PVC (5m), j'ai tenté de filmer le fond de la galerie avec à l'extrémité une "action-cam" (un truc chinois de qualité immonde), mais la perche pliait et au visionnage c'était comme vouloir interpréter une échographie sans être gynécologue. Bref, cet aprèm il faisait soleil et il tapait en plein dans le trou. Puis aidé de ma frontale on voyait bien la galerie descendante tourner vers la gauche... Je suis confiant et même si cela devait terminer quelques mètres plus loin, ça vaut le coup de tenter la désob sachant que le RM86 n'est pas loin, sans compter la grosse doline un peu plus bas de l'entrée et une autre plus petite sur la droite en haut, à quelques 15 mètres. On dirait que dessous ça "remue"...

Au fond, l'étroiture est verticale, par contre, à deux mètres de l'entrée, une étroiture (dans l'étroiture) demande à être agrandie en creusant une petite cuvette de 40/50 cm au sol (de la terre et des cailloux), ce qui devrait être suffisant pour la franchir. Je pense qu'en consacrant une journée à la désobstruction ce sera suffisant pour passer l'obstacle et enfin découvrir ce qui se cache au fond, sur la gauche...

Mais creuser au pied de l'étroiture ça ne va pas être de la tarte, j'aurais besoin d'un bras supplémentaire...

Pour TADD118 c’est tout simplement Trou Au Dessus Doline -118 début de la désob en Janvier 2018.



  Au tout début...

   On commence par sortir les gros blocs...

  Ça c'est bien agrandi...

  L'étroiture à passer...



On note parfaitement qu'au fond à gauche ça bifurque... Mais jusqu'où ?

















lundi 12 février 2018

Samedi 10 février 2018 - sortie découverte de la spéléologie - grotte de Pont d'Arach

Rédacteur : Matthias Loiseau
Date : Samedi 10 février 2018
Localisation : Grotte de Pondérach
Participants : 20 ! Patrick Cabrol qui nous a accompagné jusqu'au premier méandre pour nous faire une sérieuse introduction sur le creusement d'une grotte, 7 membres du club (Denis, Jeanne, Matthias, Pascal, Xavier, Céline et Louna )  mais surtout 13 personnes qui ont découvert le milieu souterrain.
But : sortie d'initiation
Temps passé sous terre : 5h30
Compte-rendu :

On est tellement nombreux qu'il en manque deux sur la photos !


Une grosse sortie spéléo avec une caravane qui n'en finissait plus dans la grotte. Observée en vue plongeante, on pouvait croire à une guirlande de noël animée.
Parmi les 13 novices, on remarquera 2 jeunes filles qui ont cavalé comme des cabris et 6 profs du collège de Saint-Pons qui a la particularité de se trouver pile au dessus de l'entrée de la grotte !! Après leurs nombreux commentaires admiratifs et les questions les plus diverses, c'est certain qu'ils ne viendront plus jamais au boulot sans penser à la grotte qui somnole dessous la colline du collège ...

Rendez-vous  au local pour les toulousains et les mazametains. Rendez vous à Saint- Pons pour les profs qui viennent tous de l'Hérault.

L'entrée dans la grotte à 11h est très appréciée par tous pour la simple raison qu'il n'y a plus de vent et qu'il fait 10° de plus que dehors !


Patrick nous fais une mini conférence sur le creusement puis le remplissage d'une grotte avec un support d'exception pour illustrer le propos : la grotte elle même : )

Le niveau d'eau est normal pour la période. Il y a quelques petits rhinolophes sur les 100 premiers mètres et un murin à oreilles échancrées tout au fond de la branche sud.

Le groupe aura progressé sans encombre jusqu'à la plage où l'on pique-nique. Ensuite tout le monde ira au bout de la branche sud qui est vraiment la partie qui aura émerveillée le plus nos invités. Un petit groupe ira, guidé par Denis, faire du zèle dans la branche nord tandis que le reste fait une dernière pause au bivouac avant de ressortir sans trainer. Une bien belle ballade avec des émerveillements partagés.
 A refaire.
Ce n'est qu'un au revoir Patrick ... mais faudra patienter 5h !

lundi 5 février 2018

Samedi 03 février 2018 - désobstruction à la grotte du Portable.

COMPTE-RENDU DE LA SORTIE DÉSOBSTRUCTION
A LA GROTTE DU PORTABLE
Samedi 3 février 2018

Rédacteur : Patrick Cabrol
Date : Samedi 3 février 2018
Localisation : Grotte du Portable
Participants : 3 avec Matthias Loiseau – Pascal Hernandez
But : Poursuite de la désobstruction
Temps passé sous terre : 5 heures
Compte-rendu : 

Arrivée au local :
A 10 heures nous sommes tous les trois au local et attendons le plus célèbre d’entre nous… Lorsque le téléphone crépite et qu’un SMS nous annonce un changement de programme. Le chef reste à la maison au chaud dans ses pantoufles afin de commencer la rédaction d’un dossier urgent pour le club. Hé oui, cela nous est tombé sur le dos cette semaine sans crier gare, tout doit être fini pour la fin février. Il y a beaucoup à coordonner entre nous, à finir de rédiger et à dupliquer en 3 exemplaires comme il se doit…. Bref le chef est mieux au coin du feu à grattouiller l’ordinateur que de se retrouver dans le froid de Courniou qui reçoit quelques flocons. En passant à St Amans on voyait que la montagne était toute blanche, neige plus givre, à partir de 700m d’altitude environ. C’était très beau ! On en demande pas tant ici, il faut rentrer à la maison ce soir !

Travail au Portable :
Les différentes séances de désobstruction acharnées dans la grotte du Portable nous ont conduit à découvrir 162 mètres de galeries au total mais nous n’avons pas réussi à pénétrer dans le « grand réseau » tant attendu. Nous sommes un peu déçus mais tous les espoirs ne sont pas perdus car il y a un courant d’air dans toute la cavité en sortant de diverses fissures. Il n’y a sans doute qu’à jouer de l’huile de coude, de la masse, du burin et des éclateurs pour découvrir la suite….

Toutefois, dès le début des travaux, dans le prolongement exact de la galerie des Racines qui se situe sur une faille nous avons laissé de côté une amorce de galerie dans le coude qui donne accès a la galerie des concrétions. Se renflement comblé ne semblait pas présenter d’intérêt sauf qu’il est justement situé dans le prolongement exact de cette faille qui court au plafond de la galerie des Racines. Il est donc important de savoir ce qui se passe dans son prolongement.

Plusieurs séances ont déjà eu lieu, donnant bon espoir, aujourd’hui vous venons poursuivre ce travail et voir si oui ou non la galerie totalement comblée se poursuit bien vers l’aval et la résurgence tant convoitée.

Nous commençons par dégager le sol à l’avant de la galerie afin de faire de la place. Un gros bloc de calcite, sans doute un ancien morceau de plancher, nous empêche de nous mettre à l’aise. Il nous faudra un bon moment pour le casser afin de progresser à genoux, ce qui est bien plus pratique et moins fatiguant pour taper avec la massette et les aiguilles. 

Le sol est approfondi et nous commençons à avancer dans un mélange de remplissage composé de terre-argileuses plus ou moins calcifiée, contenant des morceaux de cailloux mais parfois aussi de bons vieux niveaux de planchers stalagmitiques. Un deuxième gros bloc nous ferme le passage et malgré tous nos efforts nous n’arrivons pas à le casser. Nous n’avons qu’un perforateur avec une mèche de 10mm mais pas d’éclateurs qui nous font bien défaut ici. Nous arrivons à « rogner » ce bloc, mais pas à le sortir, ce sera pour la prochaine fois. Nous grattons autour afin de libérer le maximum de vision du chantier.

Lorsque nous arrêtons nous sommes heureux de voir que le travail est propre, le front de taille est parfait, bien vertical. Nous pouvons affirmer qu’à cet instant la galerie se poursuit bien de façon rectiligne dans la bonne direction. Le front mesure environ 1,20 m de haut, 1m de large. La galerie se poursuit de l’autre côté de la bordure médiane du concrétionnement formé sur la faille du plafond au sol le remplissage continue en dessous. Ceci signifie que notre galerie comblée à la gueule mesure de l’ordre de 2 à 2,5 mètres de large et au moins 1,5m de hauteur… Cette nouvelle « galerie de l’espoir » mesure 2 à 2,5 mètres de longueur. L’avenir est devant nous, il ne fait surtout pas se retourner… creusons !!!

Durant cette journée (de 11H à 16H) nous avons senti du courant d’air très net qui s’inversait parfois. Lorsque nous sommes rentrés le matin il faisait 5 à 6°C et quelques flocons tombaient, nous ressortons avec un demi ciel bleu.
Cinq heures de travail continu, on n’est pas sorti manger au local tellement on était bien au chaud dans la grotte ? Seul Matthias s’est plaint d’un petit creux, vite calmé par une barre énergétique de Pascal…

Nous avons ressorti 19 gamates de déblais et en avons laissé environ 5 sur place pour la prochaine fois…

La suite des travaux sont encourageants pour le prochain camp dans quelques semaines même s’il reste encore du boulot…. Les voyants sont au vert… à suivre… !!!

Hélas, pas de photos aujourd’hui pour le blog… Dommage car notre front de taille est tellement beau !

jeudi 25 janvier 2018

Samedi 20 janvier 2018 - sortie club au Lauzinas et réunion du club.

 
COMPTE RENDU DE LA JOURNÉE DU SAMEDI 20 JANVIER 2018

Rédacteur : Denis Matarin

Date : Journée du 20 janvier 2018

Lieu : Grotte du Lauzinas et local du club

Participants : Au total 20 pour la journée

But : Lauzinas
Contrôle des travaux et des équipements du Lauzinas
Contrôle des niveaux d’eaux dans deux secteurs du Lauzinas (Lac Vert et Lac aux Echos)
Visite pour les nouveaux membres du club – connaissance de la cavité

But : Local
Réunion du conseil d’administration du SCMNE, élargi aux présents
Réunion mensuelle du club

 
Compte rendu de la journée :
Une fois n’est pas coutume nous avons rendez-vous de bonne heure au local : 9H heures au lieu de 10 et tout le monde est bien motivée malgré la pluie qui tombe sans discontinuer. Le feu est allumé dans la cheminée pour réchauffer un peu l’atmosphère, ce soir ce sera parfais pour la suite des festivités.
Une première partie du groupe se prépare pour la visite de la grotte, la seconde partie nous rejoindra dans l’après-midi.

Grotte de Lauzinas
Participants : 11 personnes
Denis Matarin
Mathias Loiseau
Jeanne Lacroix
Alexandre Dumont
Robert Nunez
Pascal Hernandez
Sébastien Mesme
Cyrielle Marc
Martine Peyre
Alain Peyre
Isabelle Revellat








En gras : les noms des accompagnateurs officiels de la préfecture.

Les articles 5 et 6 de l’arrêté ministériel de gestion de janvier 2000 nous permettent d’organiser des visites des cavités du site classé pour les membres du club, ce que nous faisons hélas trop peu souvent faute de temps. De plus une autorisation préfectorale nous permet d’effectuer des travaux dans le site classé, une autre permet d’organiser des sorties photos. Dans ce cadre un DVD de photos a déjà été donné à chacun des deux maires de Courniou et St Pons. Nous poursuivons ce travail régulièrement.

Nous profitons donc aujourd’hui de l’une des rares sorties internes au club pour remplir plusieurs missions nécessaires.
. Contrôle des équipements en place
. Contrôle des balisages
. Observations du comportement de la cavité en réaction aux fortes pluies qui ont lieu depuis quelques jours
. Connaissance de la cavité pour les nouveaux membres qui sont rentrés au club. Il faut en effet leur faire connaître le site, puis les former afin qu’ils deviennent ensuite accompagnateurs dans le site classé, nous en avons bien besoin !

 
Nous descendons donc dans la cavité en contrôlant tous les équipements et balisages en place. La liste de ce qu’il y a faire se trouve en conclusion de ce compte rendu.
En arrivant dans la Grande Salle nous sommes surpris de ne pas trouver d’eau ruisselant sur les coulées stalagmitiques, ou même formant des cascades comme nous le voyons souvent lors des importantes précipitations. Manifestement le gros déficit d’eau de l’été dernier n’a pas encore été comblé.

Nous descendons dans la Galerie intermédiaire de la Salamandre, puis la galerie principale entre les camp III et IV. Nous cheminons alors vers le Lac vert et nous avons le bonheur de trouver toute la galerie pleine d’eau, c’est magnifique. Tout le monde est ravi. Arrivés au Lac vert nous jouons avec les lumière mises sous l’eau afin de faire ressortir les couleurs. Aujourd’hui nous n’irons pas voir les Sapins d’Argile car d’autres taches nous attendent.

 
Nous repassons le pont de singe puis regagnons le Camp II, puis le camp III. Nous continuons vers le camp IV avant de descendre par la Cheminée Audonne afin de rejoindre la galerie la plus profonde de la cavité à 140m sous l’entrée qui nous mène au Lacs aux Échos.
Le niveau du Lac est aussi élevé mais il est loin de déborder comme cela est arrivé à d’autres occasions L’eau est tellement belle et claire que certains feraient bien un petit plongeon... mais 12° est un peu froid pour tout le monde, nous reverrons cela une « autre fois » !!!
Nous remontons par la galerie du Lac aux Échos, en passant devant le « Poste à Galène, la Grande Salle du Bas » puis la remontée à travers les éboulis, avant de se retrouver dans la « Salle de la Grande Colonne »

Sortie de la cavité à 17h
Temps passé sous terre : 6h30

 
Après la visite des lieux, voici le bilan des travaux à réaliser dans la grotte du Lauzinas :
. Il faut changer la 1° et la 2° échelle totalement car leur proximité de la sortie fait qu’elles sont soumises aux fluctuations climatiques et donc s’usent plus facilement. Il faut noter qu’elles sont en place depuis 1970 environ et donc que le travail du SCMNE, sous la direction de Henri et Alain Malric, montre toute son sérieux et sa solidité. Elles ont donc mérité de prendre une petite retraite. Le problème est qu’il va falloir mettre en place de nouvelles échelles exactement identiques aux précédentes afin de se positionner aux mêmes endroits en ce qui concerne les accrochages aux parois. De plus commet allons-nous faire avec des caisses à vides. La première échelle mesure dans les 7 m et la seconde dans les 10 mètres, nous ne disposons plus de copains mécaniciens au club pouvant nous faire ce travail gratuitement.
. IL faut aussi revisser le boulon situé au raccordement de la partie verticale et inclinée de la grande échelle située entre les deux plateformes.

 
. Pour ce qui est du balisage, il reste quelques petites améliorations à faire, comme des piquets un peu longs à raccourcir et des fils à retendre.
. Il faut ensuite travailler au sas qui régule la climatologie dans la cavité.
Il faut remettre en place le contre poids qui assure une bonne fermeture de la cavité
Il faut fermer le passage aux loirs dans le petit orifice qui a été laissé pour permettre l’écoulement de eaux. Ces braves petites bêtes ont l’habitude de venir passer l’hiver dans la cavité et même d’y faire leurs petits en été (Oui, nous avons photographié un nid avec 4 petits dans la Grande Salle à 80m sous l’entrée !) mais ils ont aussi la désagréable habitude de faire leurs crottes partout sur leur passage ce qui dégrade parfois énormément le site souterrain. Les petits cailloux placés en force dans l’orifice ne résistent pas à leur assauts répétés (ils y tiennent !), il va donc falloir sévir plus efficacement. Le remède à ces maux sera à étudier, sans doute en roulant et en fixant un morceau de petit grillage, à moins qu’ils ne coupent les mailles !



 
Réunion du Conseil d’administration et réunion mensuelle du SCMNE

Participants : 20 personnes
Denis Matarin
Mathias Loiseau
Jeanne Lacroix
Alexandre Dumont
Patrick Cabrol
Pascal Hernandez
Sébastien Mesne
Cyrielle Marc
Martine Peyre
Alain Peyre
Isabelle Revellat
Mariele Matarin
Joël Matarin
Robert Nunez
Nunez Myriam
Didier Evrad
Yolande Evrad
Claude Raynaud
Suzanne Raynaud
Sarah Bourgouin

Les membres du club qui habitent trop loin n’ont pu se joindre à nous. D’un côté, heureusement, car il va falloir doubler la surface des pièces communes, surtout de la salle à manger, d’un autre coté nous regrettons leur absence pour cette première réunion de début d’année. Nous souhaitons les retrouver rapidement… ils seront là pour le prochain camp !...
. Nous avons commencé par régler les adhésions 2018 et par distribuer les cartes de membres du club aux présents. A cette date nous avons cette année 20 membres inscrits, nous en attendons d’autres.
. Le Conseil d’administration du club règle toutes les actions en cours
. Nous passons à la mise en place du programme du club pour janvier qui est bien entamée et pour février. Nous privilégions les sorties désobstruction et une sortie initiation pour les nouveaux qui tapent à la porte.
La soirée se poursuit par un repas pris en commun avec une salade d’introduction, suivie d’un succulent aligot saucisse et la galette des rois.


PHOTOS : SCMNE - Denis - Matthias et Patrick - Bulle humoristique : Pascal

mardi 23 janvier 2018

Samedi 13 janvier 2018 - Sortie accompagnement à Roquebleue

 
Sortie accompagnement du Samedi 13 janvier à Roquebleue

Rédacteur de la fiche : Denis Matarin

Date : samedi 13 janvier 2018

Localisation : grotte de Roquebleue – commune de Courniou les Grottes

Participants : 9

Accompagnateurs :

Matthias Loiseau
Robert Nunes
Denis Matarin

Club visiteur : GEK (66)

Lisa Davins
Christophe Dez
Michel Gomez
Caroline Gripoix
Hervé Menard
Patrick Rideau

But : visite de la cavité dans le cadre du site classé

Durée : 5 heures

 
Réalisation :

Avec Robert nous arrivons un peu avant 10h au local. Le temps est couvert sur Mazamet, plus dégagé sur Courniou avec un peu de soleil . Le groupe vient juste d'arrivée. Nous attendons Matthias tout en discutant pour faire connaissance.

Nous nous équipons dans le local à l'abri du petit vent du nord bien frais. Nous montons à la grotte à pied, cela permet d'échauffer les muscles. 11H nous pénétrons dans la cavité. Un air chaud remontant des profondeurs nous réchauffes rapidement. Nous dévalons les premier mètres sans soucis et nous nous regroupons dans la salle Jean-Marie Fraïsse.

Après c'est la sortie classique, la salle des Schistes, le Sable, les aragonites jaunes, Salon de Thé, galerie des Volcans, et l'incontournable Zoubida.

Beaucoup de photos au retour. Le groupe a apprécié la cavité pour la couleur et les formes de la roche. Moins impressionné par les concrétions, ce qui est normal puisqu'ils ont chez eux des cavités toutes aussi jolies que les nôtres. Les veinards !!! 





PHOTOS : SCMNE - Denis

jeudi 11 janvier 2018

Sortie du mercredi 10 janvier 2018 - le RM 86.

Au début de l'entrée.
 
RM86
Rédacteur : Pascal Hernandez
Topographie Sylvain Fabre
Date : mercredi 10 janvier 2018
Localisation : RM86 - Localité Le Reclot (Labruguière)
Participant 2
Sylvain Fabre
Pascal Hernandez
But : Topographie réseau supérieur
Durée : 3/4 Heures

Ça part ...
 
Aujourd’hui, Sylvain et moi sommes retournés au RM86, car la dernière fois nous nous étions aperçus que par endroit ça montait dans les plafonds. Donc, nous nous devions d’y retourner afin de jeter un coup d’œil. Effectivement, sur la gauche, escaladant un ressac bien glissant de glaise et bien arrondi pour bien faire caguer, et pas plus large que 50 ou 60 cm, il y a une très étroiture verticale qui nous mène dans un réseau supérieur inconnu sur la topo officielle (?). Quand je dis une étroiture verticale, je veux dire pour ma pomme, car le scélérat et fourbe Sylvain, lui, en amont du réseau principal, passait par un autre ressac beaucoup plus praticable. Il me regardait ensuite sortir par le haut du boyaux/étroiture vertical, en se moquant obstétriquement… (Heureusement que nous avions conçu une petite échelle en métal d’1m50 environ et large de 20cm, ce qui un peu m’avait aidé).
Déca et boussole en main nous avons commencé à faire la topographie du réseau supérieur, mais Sylvain ayant une meilleure connaissance que moi pour relever les points à la boussole, mon rôle se cantonnait à tenir la pointe du déca. Nous avons aussi pris des mesures à plat ventre, reptant dans un laminoir boueux dans lequel coule un petit ruisseau qui se perd dans un autre laminoir infranchissable ; infranchissable non par la quantité énorme de glaise qu’il faudrait retirer, mais plutôt pour une question de sécurité ; plusieurs gros blocs de calcaire au-dessus d’où il faudrait désobstruer sont éminemment prêt à tomber… Sur la gauche du premier laminoir se trouve une immense salle remplie de terre presque jusqu’au plafond. 

Col de l'Utérus vu de dessous.
Note supplémentaire : se parcourt à quatre pattes sur une dizaine de mètres environ une galerie à la jonction du carrefour d’où part aussi la galerie au laminoir boueux. Cette galerie est noyée de coulées de terre et se trouve très rétrécie sur peut-être 15/20 mètres, ensuite elle se perd sur la gauche où on peut parfaitement noter la continuité. Juste en début de rétrécissement un petit amas de ce qui semble être des déjections animales attire immédiatement notre regard, on dirait des noyaux de cerises (???). Comment est-ce arrivé si loin de l’entrée de la grotte (des griffures sont également visibles sur la paroi) ? L’animal serait-il venu par la galerie rétrécie ? Très probable... Pour franchir cette galerie il suffirait de racler la terre humide, tout le long sur 20 de cm de profondeur, pour arriver à ramper jusqu’au coude. C’est certain, il restera un minimum de quelques dizaines de mètres à rajouter à la topo de ce jour, avec, qui sait, de nouvelles galeries et salles pour découvrir ? La première est au bout du « couloir »…
De retour à la maison de Sylvain, trempés, boueux, crevés, nous nous changeons, il me sert un café bien sucré, et nous comptons les mètres parcourus et topographiés mais non répertoriés dans l’ancien plan de janvier 87, résultat : 72 mètres à rajouter à la topo, ce que Sylvain va faire…

Col de l'Utérus.

Déjection.

Sylvain fait le point à la boussole.


Sylvain note.

Une bestiole
PHOTOS : SCMNE - Pascal
Fistuleuses.

vendredi 5 janvier 2018

Samedi 16 décembre - sortie accompagnement à Roquebleue.

Samedi 16 décembre 2017
Sortie accompagnement à la grotte de Roquebleue

Rédacteur de la fiche : Denis Matarin

Date : samedi 16 décembre 2017

Localisation : grotte de Roquebleue – commune de Courniou les Grottes – Hérault

Participants : 11

Accompagnateurs :
Isabelle
Sarah
Denis

Club visiteur : Nyctalopithèques (Doubs)

Eric Jeannot
Fabienne Jeannot
Sébastien Simon
Pierre Esselin
Stéphane Guignard
Catherine Guignard
Thierry Marchal
Laurent Lemaire

But : travaux de maintenance et prise de photos

Durée : 5h

Détail d'un remplissage.
Réalisation :

Le groupe est arrivée le vendredi soir au local après plusieurs heures de route.
Avec Sarah, nous arrivons le lendemain matin au rendez-vous de 10h. Isabelle arrive presque en même temps que nous. Bises, poignées de mains, nous discutons et faisons connaissance avec tout le monde. Nous nous équipons dans le local et montons à pieds à la grotte.

11h, nous entrons sous terre pour ce qui sera la dernière sortie accompagnement de l'année 2017.
Et c'est dans une ambiance conviviale et joyeuse que nous effectuons le circuit habituel. La Zoubida est toujours la star de la cavité.

Nous avons terminé la pose de plastique pour protéger le sol de la galerie des Volcans. Toujours pas d'eau dans le gour aux massues. 

PHOTOS : SCMNE - Denis

mercredi 27 décembre 2017

Samedi 16 décembre 2017 - sortie sur le causse de Labruguière - le Roumegas

SORTIE CHEMIN DU RECLOT VERS LE ROUMEGAS


TROU N°3
Pascal Hernandez

Vers 14h00

Cet après-midi, je suis allé revoir avec mon épouse un des trois "trous" "GPiSés" par Patrick (Cabrol) le samedi 9 décembre 2017 et situés en bordure du chemin en pierraille menant au Roumégas, et le trou qui nous intéresse se trouve un peu plus bas, en parallèle au trou situé au pied d’un arbre, et caché au milieu des ronces et autres végétaux. J’ai nettoyé le pourtour des ronces et des pierres qui auraient pu dévaler dans le trou. J'ai aussi un peu agrandi l’entrée, nettoyé la margelle intérieure. Ensuite j'ai pu passer la tête et le corps et voir le fond où dans un trou assez étroit lui aussi, un petit cour d'eau couler allègrement. Il serait bien de teinter pour savoir où sort l'eau... Je prévois prochainement une petite descente afin de mieux me rendre compte. Le puits est petit (3 mètres environ) mais très étroit, cependant il ne devrait pas y avoir de complication pour y descendre. Entre temps, hasard des choses et de la vie, nous rencontrons Sylvain en train de promener son chien. Je lui montre le trou mais il n’a pas les vêtements adéquats et n’a pas trop envie de se pourrir de terre. Nous devons d’ailleurs nous revoir pour descendre dans le trou du Bélier et faire une topographie sommaire car il ne semble pas y en avoir une sur cette grotte, ou alors « cachée »... Nous saluons Sylvain qui s’en retourne chez lui bien au chaud...

Vers 15h00

Je remonte le chemin de pierres, je tourne vers la gauche en laissant la ferme du Roumégas pour longer le champ (Côté RM86), et à quelques 150m du Roumégas, sur le versant de la montagnette, à 10 mètres environ au-dessus de la doline répertoriée par SCMNE, se trouve un trou dans la roche. Un gros bloc barre l’entrée du trou et avec mon épouse nous arrivons à l’enlever et le tirer plus haut. Je déblaye un peu la cavité, enlève de la terre, et je regarde dedans. La cavité est très étroite en largeur et un resserrement en plein milieu pourrait poser problème aux gabarits même normaux mais je pense que ça doit pouvoir passer parce que l’étroiture de l’étroiture est en quinconce, c’est-à-dire que les « pics » de resserrement ne sont pas en face.
La cavité est en pente descendante.
Le fond laisse entrevoir un léger élargissement mais difficile de voir si quelque chose part sur les côtés. Peut-être un réseau rejoignant le passage soufflant du RM86 ? Ce serait chouette ! Nous retournons à la voiture, la grêle commence à tomber et mon épouse a les pieds gelés…

Mais il faudra absolument descendre dans cette galerie/chatière car on ne peut pas laisser passer, peut-être, une petite surprise…

Mercredi 13 décembre 2017 - Sortie causse de Labruguière - Le Reclot.

COMPTE RENDU SORTIE GROTTE DU RM86 AU RECLOT
Sylvain Fabre
Pascal Hernandez
13 décembre 2017 14h00.
Ce jour, Sylvain et moi, nous nous rendons au RM86 _Grotte. Nous partons à pied du Reclot et après avoir parcouru quelques 400m dans le chemin de pierraille qui mène à la ferme du Roumégas, nous franchissons la barrière qui donne dans le champ et que nous traversons... L'entrée du RM86 se visualise en bas du trou située en lisière du champ et de la montagnette. Nous descendons, regardons à droite et à gauche vers l'endroit où l'eau sortant de la grotte s'enfonce sous terre par un passage impénétrable. L'eau coule avec un bon petit débit. Nous nous enfonçons à l’intérieur où une micro-cascade vrombit et nous la franchissons. Nous parcourrons des galeries étroites et tortueuses où l'eau continue à couler vivement. La roche est érodée, coupante, très claire. Ensuite l'eau coule plus lentement. Un plafond est recouvert par une forêt de fistuleuses et quelques stalactites ; il y en a des milliers. Nous franchissons "le passage boueux" décris dans la topo mais bof, rien d'impressionnant. Nous franchissons aussi un laminoir dont le sol est un matelas de terre humide mais pas boueuse et en bout de ce laminoir nous nous laissons tomber abruptement un mètre plus bas. Ensuite nous traversons quelques salles/galeries assez grandes pour ce type de grotte, et arrivons à l'affluent que nous prenons d’abord à gauche jusqu'aux gros blocs qui ferme la salle circulaire et nous repartons pour l’autre bras de l’affluent non sans avant fouiner ici et là à la recherche d’un trou nouveau… Vers les éboulis qui comble le fond du bras droit de l’affluent, il semblerait qu’une perte très proche à ce niveau de la grotte s'engouffre au vu des "sédiments" qui jonchent le lit du ruisseau et les bas-côtés : morceaux de briques polis, végétaux pourris et noirâtre et même des graines qui germent dans la boue en pleine obscurité avec des petites feuilles jaune et blafardes et dont les tiges élevées cherchent une lumière qu’elles ne trouveront jamais! Nous avons même trouvé un Os et une dent de bovin...
Sur le chemin du retour nous enquillons dans une salle supérieure d’accès très difficile, que nous avions repérés en venant. Tout est recouvert de glaise et ça glisse autant que sur du verglas et il n’y a pratiquement aucune prise où s'accrocher. C’est une chatière en hauteur ! Sylvain lui arrive à monter du premier coup, moi il me faut m'y reprendre à plusieurs fois et avec son aide ! Une fois arrivé dans la toute petite pièce sylvain sens de l'air ; ça provient d'en face, à travers les fistuleuses et les petites stalactites : ça continue au fond, il doit y avoir une continuité c'est sûr ! Mais la grosse bosse de calcite empêche de passer et pour désobstruer tout cela ben bonjour !
Après une petite pause type contemplation nous nous laissons glisser dans l'étroiture et nous glissons en bas comme de grosses merdouilles...
Nous retrouvons la sortie mais avant, Sylvain a eu la bonne idée de remuer la boue dans l’eau dans tous les sens et du coup, en reprenant le chemin caillouteux en direction du Reclot, dans le ruisseau du bas-côté et alors qu'en amont l'eau coule bien limpide, sous le gros rocher se cache une résurgence à l'eau boueuse donnant un plus gros débit au ruisseau. La conclusion est simple : une partie de l'eau du RM86 passe sous le champ rentre dans le versant de la montagnette, doit faire un coude et revient sous le rocher.
Dans certains blocs d'argile (photo) on peut constater différentes strates et les dépôts se recouvrant au fur et à mesure des crues.
Selon les premiers comptes rendus (CR Jean-Pierre Planty du 6 octobre 86) La grotte était alors très polluée (résidus de tannage, cadavres d'animaux et autres infiltrations diverses et toxiques qui rendaient celle-ci nauséabonde et contaminante).
Depuis, la grotte et son cour d'eau se sont "purifiés", même si par endroit on constate encore quelques petites mousses blanches assez anecdotiques. L'eau est claire.
Parfois, en grattant les dépôts d'argile à certains endroits, une légère odeur "putride" est noté par Sylvain. Mais dans l'ensemble la grotte du RM86 est devenue bien praticable, proprette et très sympathique. Faudrait peut-être analyser l'eau.
Peut-être, aussi, faudrait-il arrêter de la nommer Réseau m…, mais plutôt : nettoyé !
Pascal Hernandez

lundi 18 décembre 2017

Samedi 09 décembre 2017 - Causse de Labruguière et Courniou.

Pascal et Jean-Pierre sur l'entrée de la doline après sa fermeture.
JOURNÉE DU SAMEDI 9 DÉCEMBRE 2017
Rédacteur : Patrick CABROL
Aujourd’hui nous avons programme un premier travail le matin sur le causse de Labruguière et l’après-midi sur Courniou
Samedi matin 9 décembre :
Localisation : Causse de Labruguière
Participants : 3 : Pascal Hernandez et Jean-Pierre Vauthe
Durée : 9H30 à 11H
Sous ce bloc un trou ... à ouvrir.
Notre ami Pascal ayant bien fouiné sur le causse de Labruguière il nous fait part de ces découvertes que nous allons pointer au GPS. Manifestement ces entrées sont bien situées, le cours souterrain ne doit pas être loin dessous mais il faut passer dans un secteur où les dolines se succèdent tous les 10 mètres (et parfois moins) et où nous trouvons donc des éblouis et surtout l’eau qui est très proche de la surface.
Il a commencé à élargir une entrée qu’il faudra reprendre car l’encaissant semble sain et la roche bien taraudée. L’eau à bien coulé ici… et n’est pas loin (5 à 10 m)
A une trentaine de mètres en amont nous voyons que la doline que nous avions nettoyée de ses carcasses diverses il y a 20 ou 30 ans, continue à l’enfoncer et que le propriétaire des lieux y envoi des gravats et autres pour tenter la boucher. Je lui souhaite bon courage !!!... Il faudrait mieux bien la sécuriser et la clôturer car l’eau aura toujours le dernier mot. Avec le débit qui y disparaît il n’y a guère d’espoir de tout arrêter !
Toute cette eau disparait 20m plus bas.
Nous rencontrons un agriculteur qui nous dit que chaque année, sur l’une ou l’autre de ses parcelles de terrain, une vache ou un veau disparaît à moitié dans une doline qui cède sous ses pas…. Il passe son temps à reboucher les trous... et nous on les ouvrent !
Nous avons fini notre mâtinée sur le bord de la route qui mène de Labruguière à Mazamet où une importante doline s’est créée dans le fossé immédiat au bord de la voie, plusieurs mètres de diamètre, une dizaine de profondeur et les poids lourds qui passaient au-dessus, sans oublier la voie ferrée à 20 mètres. Il y en a qui ont eu chaud ! Aujourd’hui tout est bouché, on ne voit plus rien….
Le causse de Labruguière est loin de nous avoir livré tous ses secrets. C’est un karst très jeune, en pleine formation. Dommage que les cavités soient si « humides » !!!.
Disparition de l'eau dans la doline, on entend une cascade !!
Samedi 9 décembre après-midi :
Localisation : Courniou
Participants : 5 avec Matthias Loiseau, Pascal Hernandez, Martine et Alain Peyre
Nous nous retrouvons au local à 12H30 pour casser la croûte ensemble devant la cheminée qui réchauffe l’atmosphère.
Martine à l’effort !
BOIS :
Notre premier travail consiste à remplir une remorque de bois de chauffage pour la cheminée, les réserves sont en train de baisser très rapidement en cette période humide et froide, même si la cheminée est peu utilisée.
Alain avait bien pris sa tronçonneuse et sa remorque qui fut remplie en une heure de travail. Nous continuerons le prochain WE avec les tas de bois préparés chez Claude aux Usclats.
Alain au bord du "puits".
ENTRAINEMENT CORDES :
Nous finissons la journée avec une petite séance d’entraînement sur cordes au niveau de l’entrée de la grotte de la Devèze. Voilà un petit « dérouillage » et mise en forme qui fait du bien à tous malgré le froid qui se faisait sentir (4°C).
Pascal, sans les mains, sans les dents et avec le sourire !
PHOTOS : SCMNE - Patrick.
Pascal à la remontée.